Souvenir d’un baiser amer (3)

22 août 2006

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Par un beau matin d’hiver ensoleillé, je me décidais enfin à prendre contact avec la belle, coûte que coûte, par tout les moyens pacifiques et cordialement acceptable, il me fallait lui parler sans intermédiaire, lui faire comprendre qu’il était enfin temps de se donner rendez-vous par lequel, nous aurions à débattre d’un sujet, jusqu’alors insaisissable à nos yeux de futurs amoureux.

La scène se passe à la fin d’une récréation ordinaire et sans surprise, d’une matinée paisible où, comme à nos habitudes nous nous espionnâmes de loin, aidés de nos généreux acolytes, sans pour autant essayer de rentrer en contact.

La timidité nous tenait en respect, et nous étions loin de nous imaginer, que ce moment serait décisif et remplit d’émotions à transformer en croyant le plus athée des mécréants.

Dring ! La sonnerie retentit, et annonçait la fin de la récréation.

Nous entrâmes bredouilles, regagnions nos classes, retrouvons nos copines et copains, nos professeurs, sans pour autant avoir accomplit, le miracle qu’il nous était destiné.

Puis, assis sur le banc de ma classe, une idée folle me triturait l’esprit, je décidais de ressortir aussitôt, en invoquant une envie soudaine, d’aller faire un besoin pressant, et d’essayer d’entrevoir par chance la belle, soit dans la cour, où soit dans un couloir quelconque…

Ainsi, je sortis précipitamment comme aspiré par une fureur de vivre et d’aimer, un ange était entrée en moi me dis-je, et j’aperçue par quelle illusion, l’élue de mon cœur, dans une cour vidée de sa substance tapageuse et bigarrée.

Nous nous croisâmes pour la première fois, comme deux tourtereaux qui venaient de prendre leurs envolent, après un long hiver. Il n’y avait personne d’autres que nous, pour décider à un moment solennel, du sort qui venait subitement de s’abattre sur notre destin.

Rien ne pouvait dorénavant freiner notre enthousiasme. Nous ne pouvions que nous accoster au risque de paraître ridicule, et le cœur  à vrai dire, nous le pardonnerait à jamais !

C’est ainsi qu’à l’aube de nos premiers pas, je lui adressais ces quelques mots théâtralement  bien appuyés et intelligiblement articulés, de sorte que je ne puisse d’une aucune façon paraître maladroit et gauche, car il n’y avait pas de place à l’erreur.

Bonjour ! Elle répondit sur le même ton évocateur et timide, j’étais comblé par la force des choses. Un silence léger nous accorda un temps de répit, afin de nous ressaisir de ce choc émotionnellement bienfaiteur.

Sur ce, j’ajouta ces quelques mots, lesquels prirent à de nouveau une telle intensité jubilatoire, un taureau entrait enfin dans la scène du monde. « Je… Je voudrais te voir après le repas de la cantine si tu es bien sûr d’accord ? Mais oui ! » Me répondit-elle avec un sourire sans retenu et qui déversait sur ma personne une impressionnante force de vivre, de fontaine de jouvence, de parfums, d’émotions sans retenue.

Son visage si mature à un âge aussi précoce, ses yeux d’émeraude, ses cheveux de fée, se balançaient aux rythmes de la douceur d’un vent.

J’avais en face de moi, un modèle parfait, de celle que j’avais tant imaginé avant de m’endormir le soir, et d’essayer de provoquer les rêves les plus insensés.

Maintenant, elle était là, devant moi, presque tout à moi, j’étais comme bredouille et perplexe, j’avais tout à apprendre pensais-je, mais cela faisait alors, ma force de vivre, mon ultime combat à l’amour.

Je remarquais qu’elle me dévisageait autant que je le fis, comme si, elle essayait d’imprimer de toutes ses forces ma personne au fin fond de son inconscience, et d’y graver à jamais l’instant si précieux, comme des perles que l’on garde sur soi, l’instant que nous étions en train de vivre.

Et elle ajouta, aidé d’un visage rougit par l’émotion. «  Tu veux me voir à la sortie de la cantine où quelque part d’autre ? Je répondis aussitôt,  à la manière d’un cavalier élégant, satisfait de sa jument, que nous pouvions nous voir à la sortie de… De la cantine, oui c’est çà ! Cà sera plus facile pour nous, vu le monde qu’il y a dans cette cour ».

Elle hocha positivement la tête, et dit, sur une note de pie joyeuse. «  Alors, à tout à l’heure ! ». J’étais comblé tout comme elle le fut. Transfiguré comme un Dieu qui ne portait pas de nom, métamorphosé.

Je n’avais jamais ressenti pareille énergie dans un instant aussi bref qu’éphémère, que soit l’échange cordial de deux êtres, qui jusqu’à cet instant n’avait échangé un mot. Je rentrais dans ma classe épanouie, le visage rayonnant et trahissant une lueur d’espoir, mes camarades les plus intimes, s’aperçurent que quelque chose avait changé sur mon visage, et avaient compris que je venais de faire les premiers pas vers une destinée amoureuse.

Cette matinée passa comme un éclair, aussi invraisemblable que cela puisse être !

En effet, qui l’eu cru, que d’attendre depuis 3 mois, en vain, qu’une petite matinée, puisse passer au plus vite, bien au contraire, fait de cet instant, un temps qui n’en fini jamais, une attente insupportable.

Je regarde ma montre et décide de la faire disparaître dans la poche de mon pantalon, et ne peux poursuivre le cours sans oublier ce visage emblématique, cette douce voix résonnant au-delà de mes oreilles.

Ce parfum de jeune femme embaume mon esprit comme pour mieux le dompter. J’étais fasciné et apeuré par la porte que je venais d’entrouverte.

On dit que l’amour à cet âge peut prendre des proportions grotesques, et peut tout emporter sur son passage.

Les évènements peuvent galoper aussi vite qu’un cheval du désert des tartares, et nous décevoir à la moindre des maladresses. Je me dis qu’il me faut rester le plus naturel et ne pas essayer de jouer le super homme, le cow-boy malin et macho d’un feuilleton à l’eau de rose au risque de se casser les dents.

Puis, sans que je ne sache le pourquoi, la matinée fut pour ainsi dire trop courte, et s’arrêta au premier coup de sonnette de midi, me rappelant que j’avais un précieux et délicat rendez vous, après le repas du midi, avec une jeune femme qui se savait profondément aimé, depuis de longs et interminables mois, dans un silence monastique.

 

 

 

Lecture par Ouapouap « Le clochard du Pont Neuf »

19 août 2006

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POUR VISUALISER LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/ouapouap

LE CLOCHARD DU PONT NEUF

19 août 2006

(Une vidéo accompagne ce texte sur : http://www.dailymotion.com/ouapouap) 

Le clochard du Pont Neuf
 

Le voici notre monde ignoré de tous (…). Il est ici et non ailleurs. Il ne se ridiculise et ne s’attarde pas sur le quand dira t-on. L’ombre de la déchéance déambule sur nos trottoirs, frôle nos murs, quelques fois frappe à nos portes, c’est ici que commence le purgatoire et non au ciel. L’instant d’un arrêt image, ne pourrait en effet que nous interloquer sur la face cachée d’une misère étalée au grand jour. Cela se passe dans une des grandes métropoles de notre monde occidental, une capitale aux charmes et luxes inouïes qui impose avec une certaine arrogance ses richesses à la face du monde, tandis qu’elle méprise l’homme de la rue, dénudé et décousu par le film d’une vie misérable et ignorée par le plus grand nombre d’entres nous. C’est aussi bien commode de s’absoudre ainsi les souffrances de l’inconnu en lui jetant en pâture une pièce de réconfort, qu’importe la morale, j’aurai fait mon devoir. Dieu m’en sera quitte, on ne peut après tout se pencher sur toutes les misères du monde. « Gens du monde d’en haut, t’as pas cent balles pour un pauvre blaireau de ma trempe ? ». Et un passant manifestement surpris, ne cache pas son effroi et répond sèchement à la misère d’un regard belliqueux. Ah ! Qu’est ce qui pue celui-là ! Pouah ! Pétrifié à la vue d’un tel spectacle de désolation, je serre les dents à défaut de lui serrer le cou. Quelque chose bouillonne au plus profond de mon être, j’ai envi de crier mon désespoir au-delà des imbécillités d’un monde construit sur l’hypocrisie et l’indifférence. Sur le Pont Neuf, notre brave type prend ses quartiers comme on installe un bazar au coin d’une rue sombre, et se met à ses aises dans une désinvolture toute relative. Il n’y a pas de place à la complaisance, on fait de son hideux embonpoint une richesse dépassant toutes les critères sociaux au-delà des querelles de bourgeois gentilshommes. Le silence est pesant, il ne parle à personne, le monde passe son chemin, il n’y a pas de place à la mendicité, contrairement à l’image grandiloquente et désabusée que l’on se fait du parfait et honnête clochard. Aujourd’hui, c’est lui. Demain, il pourrait tout simplement être nous. Cet être qui fut autrefois un homme à l’égal de nous-même, est maintenant moins qu’une bête, une sorte de loque humaine qui traîne son repentit comme un boulet de canon. Pour ainsi dire, je meurs en silence, ainsi va le monde. Peu importe le temps, seul compte les secondes qu’il me reste à vivre. Ohé braves gens ! Savez vous que dans une tranche de pain, il y a bien une tranche de vie à sauver ! Rien à faire ! Le passant touriste, réglé comme du papier allumette, se laisse entrevoir dans le film de la caméra cachée. On le voit reculer, puis s’avancer, sans jeter un regard sur l’infâme créature, faire sa mise au point et prendre en photo le décor ambiant, sa bien aimée en bonne place, s’aura se venter d’avoir été prise sur le Pont Neuf, tant choyé par les touristes du monde entier. Les belles voitures, les autocars remplient de touristes, s’arrêtent au feu rouge. On regarde les monuments chargés d’histoires et d’anecdotes, le guide ne récite plus sa liturgique ennuyeuse, chacun porte son casque, écoute dans sa langue, le commentaire débité par une voix sensuellement numérisée. De la relation entres les hommes, dépouillée  de ce tact au tact humain, autrefois si conviviale, on ne se parle plus, ne se touche plus, ne se regarde que pour toiser l’autre, un peu plus richement habillé que moi. Pendant ce temps, celui dont personne ne veut regarder, est pourtant bien présent, ne fait pas de manière. Recouvert d’une grande couverture, faisant office d’une toque protectrice contre vent et marrée, nous dévisage sans amertume, mime un poème à la vie, l’œil agar, il est déjà dans un autre monde, celui que nous ne connaissons pas, que nous ne pouvons ressentir, que nous ne voulons pas savoir ou que nous ignorons par maladresse. La caméra tourne toujours, remplit sa pellicule d’une vie riche en émotion et expériences tous azimuts, mais qui n’a pas de temps à perdre. Un petit garçon passe non loin de notre clochard confortablement replié dans sa cabane improvisée. Il regarde la chose et paraît intrigué. Je me dis que de par sa petite taille, il visualise mieux que les grands, le théâtre d’une vie, sans pour autant comprendre ce que ce vilain et grossier personnage fait là, à même le sol comme un rat des champs. Sans toit ni loi, il vit au jour le jour, tel un mort vivant certes, mais pas comme nous, nous les surprotégés, les suralimentés, des surenchères qui nous font tant de mal dans notre intérieur, mais que nous réfutons, refoulons par peur de mourir idiot.
 

HIROSHIMA+NAGASAKI (Ouapouap)

18 août 2006

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En raison de l’intérêt et du succès rencontré

lors de la 1er diffusion

HIROSHIMA+NAGASAKI AOÛT 1945

Vous trouverez encore en ligne sur :

http://www.dailymotion.com/ouapouap

la création artistique de Mr OUAPOUAP

 

 

 

GÜNTER GRASS ET LES AUTRES…

17 août 2006

A propos de GÜNTER Grass et les autres…
 

C’est en allant voir le Tambour que j’ai fini par comprendre ce que c’était de naître, grandir et mourir dans un système totalitaire.
Enrobé de force comme de vulgaire chair à canon, que pouvons nous faire face à cette violence imposée ? Il est absurde de régler les comptes à un homme qui durant toute sa vie à porter les stigmates d’un régime totalitaire d’autant, qu’il n’était d’une aucune façon convaincu que de s’engager dans la Waffen SS, était  la route vers la liberté promise. Jeune homme, fuyant le domicile familiale étouffant, il y trouva un certain refuge dans un temps limité pour enfin retrouver cette fois la vrai liberté, dans un monde qui était en train de se débarrasser du régime hitlérien.
 

En comparaison avec le service militaire qui n’existe plus sous sa forme brutale en France, j’ai personnellement vécu cette période, certes qui n’a rien à voir avec le régime nazzi, comme une très grave atteinte à ma personne. Excepté les objecteurs de conscience qui furent à l’époque les portes paroles d’un certain droit à l’autocritique, justifiant ainsi l’absurdité d’une armée qui pour se défendre, enrôlait de force, par un vieux décret poussiéreux, promulgué voici plus d’un siècle, par un dictateur légitimé jusqu’à nos jours, Napoléon 1er, ses enfants les préparant ainsi à défendre un empire colonial et dictatorial…
 

Günter Grass est l’archétype même d’une nation qui a beaucoup souffert de son passé, mais n’oublions pas qu’ici, dans notre beau pays, la France, nous avons-nous aussi, bien des comptes à régler avec nos démons qui sont sous nos pieds ou sur les bancs d’une assemblée nationale orchestré par des guignols de toutes tendances confondues.
 

Combien d’entres-nous commettent des actes incessants ayant plus ou moins une influence dans le monde que nous vivons ?
Du plus insignifiant au plus monstrueux selon les pouvoirs qui nous sont octroyés, le diable à encore beaucoup de tâches malfaisantes à accomplir, je serai le premier à vous le certifier.
 

Bien de jeunes voyous, ayant commis des actes intolérables, dangereux, criminels, n’ayant jamais participé à un parti politique et militaire, finissent par rentrer dans le rang, le rang du parfait modèle citoyen. On ne naît pas con, on peut le devenir et ensuite, on peut tout simplement grandir positivement et avoir une vie tout à fait identique à chacun de nous.
 

Alors, oui, laissons donc en paix Günter Grass et les autres. Quant à nous, les jeunes et les moins jeunes, ouvrons grands nos yeux, nos oreilles pour ne pas se laisser aller dans un système encore plus dangereux, celui de l’indifférence, de la haine de l’étranger, du crime gratuit, du viol de nos enfants, de l’esclavage déguisé dans les emplois subalternes et ridiculement mal payé, d’un pouvoir d’achat obsolète, d’une politique qui se moque du citoyen, des partis politiques convaincus d’être les messies d’une vie future bien meilleure que ce que nous vivons à l’heure actuelle. Vivre en paix et avec nous-mêmes, rien de plus naturel me diriez vous, mais combien d’entre-nous, savent que vivre dans une parfaite harmonie en société, pensent que l’idéal serait tout simplement de nous donner la main, au lieu de jouer les donneurs de leçons, les justiciers au service de pensées idéologiquement dépassées ?
 

Stop ! Dormez en paix !
 

 

CLAVIER, MAINS, ECRAN, SOURIS ET SINGE HURLEUR !

17 août 2006

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Un clavier, des mains, une souris, un écran et un singe hurleur !

 

LE CLAVIER

Va s’y ! Pose tes doigts sales sur mes notes !

Je ne te dirais rien qui puisse te fâcher. Crois moi, si c’est ainsi que tu fais ta toilette le matin, il faut changer de trottoir. Et puis, doucement la cadence ! On n’est pas à l’usine ! On n’est pas au bureau ! On est tout simplement chez soi, au chaud, à l’abris des intempéries, loin du chahut des cours de récréation, loin de la circulation, loin de tout ce qui pourrait t’agacer, te tourmenter l’esprit, te gêner dans tes fantasmes, t’abrutir, te fatiguer…

 

LE SINGE HURLEUR

Ouaih ! C’est enfin l’heure d’INTERNET ! A moi le monde ! A moi les jolies femmes ! A moi les amitiés ! A moi les e-mails. A moi les virus ! A moi les plaisirs de surfer ! A moi ! A moi !…

 

LES MAINS

Je tape avec les deux ! Vous savez… Ce n’est pas permis à tout le monde ! Ma copine m’a dit que j’avais certainement pris des cours de dactylographie pour taper aussi vite, c’est génial ! On pourrait écrire une nouvelle en quelques jours sans se fatiguer, avec le plaisir de voir les lignes noircirent le blanc de la feuille électronique au gré de nos fantasmes. Je te tape une lettre, un mot, une phrase et puis des lignes et des lignes, et d’exprimer ce qui nous passe par la tête même si tout ce qui est tapé ne veut absolument rien dire ou alors… Tu peux te prendre aussi au sérieux et vomir toute la misère du monde sans te faire le moindre bobo. Petit veinard !

LE CLAVIER

Oui d’ailleurs, tu pourrais te les laver, tes mains sales et pleine de confiture le lundi, du ketchup le mardi, du beurre au petit déjeuner le mercredi, de la crème de cacao le jeudi, de l’huile d’olive le vendredi et le week-end… Je préfère jouer la censure pour me reposer.

 

LE SINGE HURLEUR

Ouaih ! C’est vraiment crasy la vie à l’intérieur d’un ordinateur ! Il y a un monde fou dedans ! C’est pire qu’une foire du trône avec en plus la foule qui se voit sans se voir… J’y comprends absolument rien, mais le monde vit ainsi. Aujourd’hui, les gens ne se parlent plus dans la rue et préfère passer leur temps sur un écran qui fatigue les yeux… Dite, ce n’est pas un peu bizarre tout ce bazar ? Frustrant certes mais étrangement dingo !

 

UNE SOURIS

Couic couic ! C’est moi la souris qui ne fait que passer par là ! J’y comprends que couic avec tout ce ménage à… Combien sommes nous ? Hum … Le clavier, les mains, un écran, un singe hurleur. Hou là là ! Cà fait du beau monde pour une toile d’araignée ! Vous savez… J’adore me promener non pas dans l’ordinateur, mais sur la table. J’y rencontre quelques fois des fourmis parce que mon diable de petit bonhomme mange le plus souvent des cochonneries en laissant tomber des miettes… Bon, je sais… Je ne suis qu’une toute petite souris et le monde ne s’intéresse pas vraiment à ma fonction. Et cette vilaine interminable queue, comme un cordon ombilical me rend si esclave à cette boîte électronique. Je n’ai jamais de temps pour moi. Cependant, je ne devrais pas me plaindre car, couic couic ! Je suis une petite souris qui s’amuse beaucoup.

 

L’ECRAN

Tu arrêtes de râler le singe hurleur ! A chaque fois qu’il m’allume, j’ai toujours l’impression de voir une tête d’ouragan perdu dans un espace glauque et indigeste ! Tu devrais être content de voir la lumière jaillir de cette boîte ! Eclaire un peu ta lanterne et regarde les choses de la vie autrement que de râler et encore râler m’indispose. Tu comprends çà toi ?

 

LE CLAVIER

C’est une habitude de mec frustré qui s’étonne de s’émerveiller lorsque les cloches d’une église se mettent soudainement à conter les psaumes d’un paradis plus vrai que nature…

Mon dieu, j’ai l’impression de perdre ma tête !

 

LE SINGE HURLEUR

Hi ! Hi ! Hi ! La première page est fantastique car, elle est appétissante n’est ce pas, ma belle petite sirène électronique ? Il paraît que la toile mondiale fait son beurre sur le dos des femmes. Des poils par ci, des jambes par là, des cries là-haut… On finit par s’ennuyer dans un pareil merdier qui s’apparente davantage à une traite des femmes. Allons, cessons de nous prendre au sérieux ! Il y a tant de jolies choses à voir même dans une poubelle au coin d’une rue sombre,  le clochard le plus stupide peut y trouver son compte ! Après tout, un trésor, çà n’a pas d’odeur ! Il suffit de le mater pour y prendre goût ! Mein Gott ! Suis-je devenu infréquentable ? Après tout, le monde ne va pas si mal !

 

LES MAINS

De toute façon, écrire une nouvelle sur les hommes qui matent les femmes sur des écrans, c’est plutôt sinistre non ? Qu’il y a-t-il de si innovateur, qu’un homme regarde une femme sur un écran et fait scandale à plus d’un titre dans la juncle du sexe ?

Après tout, je ne gouverne rien ! Mes mains sont le prolongement de tes petites neurones qui ne font que me dicter tes pensées, tes manies sales ou pas, peu m’importe, je ne suis qu’un instrument tactiles…

 

L’ECRAN

Faut-il espérer qu’un jour le monde se porte mieux parce qu’un petit malin pianote sur son clavier des mots d’amour à tout bout de champ, le je sème à tout vent, des berceuses stimulant une paix. Mais toi, misérable taré, tu ne vois que des fesses, objet de tant de convoitises sordides, change donc de registre, le monde ne se résume pas à une paire de fesses, d’ailleurs, tu devrais t’occuper un peu mieux de ta femme.

 

LE CLAVIER

Trois petites notes et tes yeux se font enfant…

On dirait que tu te laisses aller à une méditation, hors de tes préoccupations, tu sembles plus amicale. Es tu devenu soudainement humain, sans la bête qui te fait si stupide à tes heures de macho rigolo ? Vois tu un clavier n’est pas un piano ! C’est tout juste un accordéon sortit de nulle part, à la recherche d’un maître, pas d’un gourou, mort au loup garou, ménage toi un peu, tu me fatigues avec tes caprices d’enfant.

 

LE SINGE HURLEUR

Dieu que le monde est sot pour qu’il se plaise à se blottir dans les bras d’une toile d’araignée. Le monde a changé ! Me dit ma voisine d’un air sournois. Il est temps de prendre le train pendant qu’il est encore à quai car, demain, INTERNET ne sera plus qu’une autoroute pour citoyens de seconde zone.

 

LES MAINS

Seconde zone ? Tu t’es vu le singe hurleur avec ta face de seconde zone ? Pour qui te prends tu avec tes tics de vieux baba aux sabots de croque mort ? J’en ai ma claque de tes soubresauts colérique qui chuintent l’alcool et le tabac. Va donc siroter un thé pendant qu’il est encore chaud !

 

L’ECRAN

Décidément, celui-là manque sérieusement de repos. Il ne manquerait plus qu’il se prenne au jeu du héros d’un livre inter actif. Le roman modèle du parfait médiocre et mélomane d’un monde sans visage. On se recherche une personnalité, un acolyte pour parfaire le vide de sa personne. Dieu ! Que le monde est sot !

 

LE CLAVIER

De toute ma petite vie, je n’ai jamais entendu une histoire aussi stupide et incohérente !

Pareille connerie a vite fait de plonger le monde dans une léthargie sans fin.

Un clavier, des mains, un écran et un singe hurleur pour parfaire le tableau.

Décidément, avec l’allongement de la vie, il semble que les neurones se rapetissent avant l’heure H ! Faut-il y voir un échauffement des circuits et un pètage de plomb en prévision ?

Après tout, une machine aussi électronique soit-elle connaît aussi ses limites. On ne construit pas l’avenir de l’homme avec des puces !

 

LES MAINS

Vous me semblez tout à coup devenir si familier avec le monde !

Comment un clavier peut-il penser sans les mains d’un singe hurleur et de surcroît, à la botte de ces dames souillées par le vice ? Le monde ne s’est pas fait en un jour ! Il y a des cons et des bons.

 

LE SINGE HURLEUR

De qui parle t-on enfin ici dans cette salle ? Vous me croyez dingue né mais, vous vous trompez sur toute la ligne. Je sais que 2 et 2 font 4 à midi, mais 8 à minuit ! Cà vous va ainsi ?

 

L’ECRAN

Toc ! Toc ! Toc ! Ils sont dingos marteaux ici !

Allons ! Du calme ! Il fait chaud ici. C’est l’heure du feu d’artifice ! Je peux changer de couleur et d’apparat. C’est facile. D’ailleurs, s’avez-vous que selon la couleur, votre humeur peut pencher vers la tendresse ou se transformer en une boule d’exécrable abominable homme des neiges ?

 

LA SOURIS

Couic couic ! Bien, il est temps d’en finir. Clavier, mains, écran, singe hurleur, ils sont tous aussi stupide et méchant les gens envers les autres. Et avec çà, on veut nous faire croire que le monde ira mieux ! Je vous le dis, on vérité, tout ceci n’est qu’un leurre à nous user au fil des ans pour enfin conquérir nos petites cervelles déjà sérieusement grignotées par la prise en main de notre destin.

 

L’ECRAN

Qui a parlé de destin ?

 

LA SOURIS

Couic couic ! C’est décidément l’heure de cliquer !

 

 

 

 

 

 

 

 

VER SOLITAIRE ET POMME REINETTE

16 août 2006

HISTOIRE COURTE D’UN VER SOLITAIRE ET D’UNE POMME REINETTE
 

(Petite lettre d’un fou à sa bien aimée où les pensées grotesques d’un esprit malfaisant…)

 

Ceci a été écris par un temps d’automne en l’an 1991, sur le parvis de la cathédrale de Notre Dame de Paris.

 

LE VER
Des femmes !

Des femmes à la louche ! Tu en veux, en voilà !

Il y en a partout.

De toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les grosseurs, sur tout les coins de la terre. Cà grouillent de femmes !

Il y en a des riches et des pauvres où des riens du tout…

Il y en a qui se sentent heureuses parce qu’elles se croient aimées, mais, sont terriblement détestées par leur tendance à l’émancipation et ne sont que de vulgaires vaches enrhumées.

 

STOP !
Avant de lire la suite, je vous avais prévenu. Ceci est une toute petite lettre, écrite par un fou à sa bien aimée où les pensées grotesques d’un esprit malfaisant…
Bien, alors, continuons !
 

LE VER
Il y en a qui se sentent malheureuses parce qu’elles n’ont jamais connus le vrai amour physique et se plaignent le plus souvent d’avoir un mari qui use de leur chose sexuelle comme d’un fusil à pompe.

Et… Il y a un certain genre de femme qui pour se déplacer d’une ville à l’autre, utilise le moyen de locomotion le plus simple. ( ?)

La bicyclette !

Ce qui désole à bien des égards des machos vraiment pas rigolos. D’ailleurs, un macho, ce n’est jamais rigolo, c’est tout simplement un idiot né idiot !

Donc, oui la bicyclette…

Une espèce de machine mécanique, sans moteur, qui s’actionne en pédalant tant que les jambes baignent dans la bonne humeur par un temps ensoleillé si possible. C’est un moyen d’émancipation que l’homme à su offrir à sa femme avec grâce, courtoisie et excellence !

 

STOP !
Avant de lire la suite, je vous avais prévenu. Ceci n’est qu’une simple et toute petite lettre, certes ridicule pour faire la cour à une jeune fille, écrite par un fou à sa bien aimée où les pensées grotesques d’un esprit malfaisant…
Mais attendez la suite !

 

LA REINETTE
Que vouliez-vous dire par excellence ?

LE VER
Par excellence… Eh bien, c’est simple comme bonsoir à comprendre ! Il suffit de regarder de la manière comme les femmes pédalent lorsqu’elles portent par excellence, une minu jupe.

LA REINETTE
Hum ! Je vois venir le petit coquin qui est en vous…

LE VER
Hum !…

Donc, à chaque coup de pédale, elles laissent s’entrevoir leur monde qui affole plus d’un mâle passant son chemin, lisant son journal où feignant de ne rien voir, se redresse tout à coup sur ses deux pattes, le corps élastique, jouant les balançoires, se penchant au-delà de l’acceptable, perd son sang froid et grignote autant faire que se peut, une vue du nouveau monde. C’est alors que le trottoir devient un labyrinthe, une misère, on se cogne dans le premier panneau, on se méprise d’être tombé dans un piège aussi puéril mais tout de même appétissant. Bref ! C’est une agression qui mérite toute l’attention des pouvoirs politiques. C’est tout simplement un scandale !

LA REINETTE
Vous n’avez qu’à mettre votre œil dans votre poche ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Homme stupide et vicieux par dessus le marché !

Des yeux plus gros que la tête qui ne valent pas un clou !

Il vous en faut peu pour vous noyer dans le grotesque.

LE VER
Ben voyons! Il suffit de porter des oeillères et le monde serait plus beau, n’est ce pas ?

Le carnaval est fini, faisons table rase des histoires de concierges.

LA REINETTE
Vous n’êtes qu’un vulgaire obscène personnage !

Vous ne pensez qu’à çà !

Les hommes, une espèce dégoûtante et ragoûtante qui ne font qu’épier à longueur de temps, le grenier à blé du monde.

LE VER
Le monde a changé vous savez !

Nous ne sommes plus les bandits clochards qui partaient à la conquête du monde ! Nous aimons la terre ! La vie ! Faire des enfants pour les aimer et non pour les envoyer à la guerre ! D’ailleurs, les guerres ne sont plus que les divertissements puérils d’ignobles créatures qui fustigent les anges. Ceux là, n’ont aucun respect pour leur prochain !

 

STOP !
Je vous avais prévenu ! Cà empire comme les empires qui ont tellement de souffle douleur à supporter et à faire endurer aux autres ! Ceci n’étant qu’une simple petite lettre, écrite sur un vulgaire papier d’emballage,froissé et récupéré dans une poubelle gorgée de détritus en tout genre, provenant de la masse touristique qui parsème ici et là, ses mal en vivre. Des ordures malheureux.  Bref ! Tout ceci ne fait pas bon ménage avec la nature sexe. Ecris  pourtant par un fou à sa bien aimée, encombré d’un esprit malfaisant et sans scrupule. Mais, revenons fouiner le terreau de dame nature et titiller la pompe à incendie de compère le ver solitaire !
Hi ! Hi ! Hi ! Hi !
 

LA REINETTE
Laissez les parties intimes de la femme en paix, et allez donc faire un peu le ménage dans vos neurones. Faite un peu la lessive dans vos fantasmes ! D’ailleurs, tiens j’y pense. On pourrait vous donner des conseils de lessivage. Vous ne pensez qu’aux fesses ! Objet de plaisir certes car nous savons aussi y prendre goût mais pas être vos esclaves sexuelles à combler sans cesse vos appétits d’ogres malsains.

LE VER
Mais…

Ne comprenez-vous pas qu’un homme est avant tout un animal, qui a des besoins comme tout animal…

LA REINETTE
Oh ! Taisez-vous ! Espèce de microbe sans cervelle ! Vous ne pensez qu’à çà ! Et si le besoin d’uriner vous prend, alors allez donc mouiller les pelouses ailleurs !

LE VER
Vous êtes une grenouille complètement bloquée, coincée par une éducation trop aimable pour être fécondable !

LA REINETTE
Oui, mais vous ne serez certainement pas celui qui aura le privilège de me débloquer !

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
LE VER
Vous en avez des manières de rire de la sorte !

LA REINETTE
Je viens d’avoir un orgasme…

LE VER
En riant, vous avez la possibilité de déclencher un orgasme ?

Mais comment pouvez vous provoquer pareille cataclysme ?

LA REINETTE
Je n’en sais rien… Des fois, vous me faites perdre la tête avec vos histoires stupides !

Un homme est un homme ! Une femme est une femme !

Ou voulez vous en venir avec vos histoires de fesse sur une bicyclette et des parties intimes de la femme ? Croyez-vous qu’un jour, je puisse m’offrir comme une vulgaire pomme reinette au premier venu, parce qu’il aurait une faim de loup ?

 

STOP !
Je vous avais prévenu ! Cette histoire d’un ver solitaire et d’une pomme reinette pourrait en faite n’être qu’un vulgaire courant d’air m’ayant frôlé l’esprit lorsque je fus allongé au ras du sol à la recherche d’un jeton de parking de voitures…
Aïe ! Je crois que j’ai reçu un vulgaire coup de cane sur les fesses !
Une vieille dame qui passait par là me sortit de ma torpeur en essayant de me soutirer mes plaisirs de ver solitaire.
 

LE VER
Non ! J’essayais de comprendre le pourquoi, une femme montait à bicyclette en jupe courte, sachant que les hommes porteraient leur regard sur leur merveilleux monde.

LA REINETTE
Hum ! Je vais finir par succomber à votre charme bien mesquin et taquin personnage.

Vous manquez singulièrement d’éducation mais…

LE VER
Mais…

Et vous coquine. Croyez vous que je puisse être indifférent à votre nature ?

La vie est si courte n’est ce pas ?

LA REINETTE
Et qu’est ce qu’il ne faut pas entendre quand un vieux ver solitaire se met à faire la cour à une vieille pomme reinette !

 

STOP !
Laissons nos esprits se faire un peu l’école buissonnière de ce monde si lourdingue !
Encore un peu d’amour ?
 

LE VER
Que faites vous ce soir ? L’été est triste à faire mouiller un mouchoir. Brrr ! Il fait si froid dehors…

LA REINETTE
Venez donc chez moi prendre une tasse de thé !

A condition de garder vos yeux sur les miens sans pour autant jouer les pompes funèbres.

Vous êtes un homme ! Je suis une femme !

LE VER
Ciel ! Que m’arrive t-il ? La lune a rendez-vous avec le diable !

Ce soir, c’est bal masqué, on bouffera de la chair fraîche et on oubliera nos querelles de paroisses ! Juré ! Promis ! On se la bouclera !

LA REINETTE                                                                                                               
Maîtrisez vous voyons petit ver mal famé. Il s’en faut de peu pour que vous péter votre dard avant les douze coucous de minuit. Votre petit oiseau en aura à souffrir !

LE VER
Fichtre ! Il y a des gens qui nous écoutent, nous regardent, nous épient, nous, nous…

LA REINETTE
Mon petit ver chéri, tous ce qui nous incombent est de bien vieillir avant de mourir car après le ciel ne nous le pardonnera pas.

Et viens donc me pianoter une douce cantate au lieu de singer le ridicule.

LE VER
Quelque chose cloche ! La belle s’est faite une messe en l’honneur d’un divin petit ver !

J’y tremble rien que d’y penser.

Va-t-elle me manger à la sauce curry ?

Mon dieu ! Auriez vous par hasard une culotte en fer,  comme celle que les femmes portaient au moyen âge au temps de la chasteté ? 

LA REINETTE
Bonté divine ! A quoi pensez vous mon cher petit ver solitaire ?

Toujours dans la lune à ce que je vois !

Rendez vous ce soir et je vous y attends de pied ferme !

 

STOP !
Il faut sonner le glas !
Le pauvre bougre va s’en mordre les doigts !
Se faire bouffer par une malodorante reinette qui s’enivre dans ses parfums de petite reine à faire vomir un régiment…
Certes, vous pensez que je suis de nature à haïr la gente féminine… Bien au contraire, j’aime celle qui nous met au monde et je porte au plus haut de la dignité humaine, un toast à la créature qui s’aura sans doute nous émouvoir jusqu’à la fin des temps ! Amen !
Encore une dernière ?…
Arrêtez le massacre !
 

Le rideau se lève enfin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HIROSHIMA+NAGASAKI (2)

9 août 2006

UNE VIDEO ACCOMPAGNE CE TEXTE :
http://www.dailymotion.com/ouapouap

HIROSHIMA+NAGASAKI

9 août 2006

H 6 N 9 – AOÛT 1945
(Hiroshima et Nagasaki)

Approche nécrologique d’un drame à l’échelle planétaire et transfusion d’un ressenti dans un contexte artistique

Deux villes qui sont synonymes de déflagration atomique.

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(Voir création vidéo : http://www.dailymotion.com/ouapouap)

En entrouvrant légèrement les portes des stigmates indélébiles, et qui par conséquent, resteront a jamais gravées dans la mémoire des hommes comme la plus haute distinction des horreurs jusque là perpétré par la bête immonde qui régit l’homme au plus profond de lui-même, depuis sa venu sur terre, je ne peux que m’incliner silencieusement et partager la douleur encore ressentie profondément par cette nation.

En ce qui me concerne, ma curiosité indisposera plus d’un ou pas. Cette préoccupation est tout simplement stimulée par un arrêt image sur un détail morbide certes et sans conviction malsaine. Il s’agit des faits relatés, interprétés par de rares témoins oculaires ou ayant par leurs descendances reproduits les faits en utilisant le dessin comme moyen d’expression. L’après explosion et ses conséquences sur le corps humain. Il ne s’agit pas ici d’expliciter les cancers développés ou malformations des années après, mais de faire un arrêt image sur les heures qui ont suivi les deux explosions. Ma contribution à l’entente cordiale entre les peuples est certes limitée mais je ne doute pas qu’un travail artistique aide davantage à l’amitié, à la compréhension, à l’amour, à l’ouverture envers les autres. Je pense qu’il n’y aura jamais assez de témoignages et de travaux dits artistiques pour souligner l’importance des deux drames que la nation japonaise a du subir afin que nous puissions vivre en paix dès lors…

Des centaines de milliers de personnes ont été subitement plongés dans une apocalypse orchestrée par l’homme. Encore lui, ce singe raté et arrogant qui n’a pas de semblable sur terre autre, que son âme meurtrie par des siècles de guerres et d’épouvantes. Que nous réserve l’avenir ? On s’en fou, tant que notre petit train-train de vie bien rodé et comblé par un bonheur artificiel ou non, la mort débile de l’espèce humaine aura raison de lui un jour.

Pessimiste ? Optimiste ? De quel camp êtes vous ?

Ce visage est devenu un masque mortuaire, anonyme car identique aux autres. Tous, sans exception, prennent une forme qui nous rappelle des petits martiens clonés par une science supérieure d’un film débile.
L’horreur s’épanouie dans toute sa splendeur. Le temps s’est arrêté. Les visages se gonflent et prennent une forme ovale. On dirait des ballons. Le visage a tellement gonflé qu’il n’est plus possible de deviner les yeux et la bouche que par deux petites pointes et un trait.
Le corps continue sa lente agonie, la soif prédomine, elle aura raison du dernier souffle.

Pensées et obsessions déversées en pagaille :

A la place des oreilles, deux petits boutons.
Agonie
Le corps craque de l’intérieur
L’eau devient un liquide qui tue
On peut dessiner un visage sur un ballon
Un ballon trop gonflé fini par exploser
Une femme enceinte se jette dans la rivière
Un bruit pétaradant anime le courant d’eau
Le corps humain se carbonise
Où est le bon dieu que j’ai tant prié ?
De l’autre côté du rivage
Le monde libre est étrangement silencieux
Une simple épine peut faire péter un ballon
Un visage boursouflé
Cloque
Coquille
Une lave s’en découle lentement
Lenteur
Agonie (2)
Pourquoi ?
Silence
(…)
Ma tête
Mon corps
D’abord ma tête
Et puis…
Plus rien
La terre est recouverte d’une cendre
Four
Fous !
Silence de mort
Dominateur commun
Le ballon n’est plus
On oublie trop facilement que les mauvaises odeurs tapissent nos murs
Fous !
L’habitude de vivre dans l’illusion

ASSEZ !
La terre tourne encore fort heureusement.
Cependant,
La nuit a été trop chaude
Mon lit ébouillanté par un cauchemar qui n’en finissait plus.
C’était comme deux explosions atomiques
Mon cœur bat encore
Je suis vivant !
Nous en avons de la chance !
Quelle heure est-il ?
7 heures
C’est l’heure de mon petit-déjeuner !
Devant ma glace…
Mon dieu ! Quelle affreuse tête !
X

CLEAN ONE’S TEETH WITH CRASY MUSIC

8 août 2006

see on the next :

http://www.dailymotion.com/ouapouap

(se laver les dents avec une musique de dingue)

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